Français langue et Culture


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Que dit le BO? Programme de l'Epreuve Anticipée du Baccalauréat

Français Lycée

PROGRAMMES
Programme d’enseignement de français en classe de première des séries générales et technologiques


BO n° 40 du 2 novembre 2006


I - OBJECTIFS
L’enseignement du français en classe de première poursuit, pour les élèves de toutes les sections du lycée d’enseignement général et technologique, les objectifs fondamentaux du français au lycée : une maîtrise sans cesse accrue de la langue, la connaissance de la littérature, la constitution d’une culture et la formation d’une pensée autonome.

  • Pour la maîtrise de la langue, le but est d’amener les élèves, en fin d’année, à rédiger un texte composé, écrit dans une syntaxe et une orthographe correctes et avec un vocabulaire approprié, et de les conduire à exprimer clairement leur pensée à l’oral.
  • Pour la connaissance de la littérature, six œuvres intégrales seront lues dans l’année (étudiées en lecture analytique, ou abordées en lecture cursive), mais un nombre plus élevé est, bien sûr, recommandé. Des groupements de textes complèteront ces lectures. Ces textes sont étudiés parce qu’ils représentent des formes d’expression qui mettent en jeu les propriétés des genres et des registres majeurs, parce qu’ils appartiennent à des périodes significatives de l’histoire littéraire et culturelle, et qu’ils révèlent des enjeux de l’expérience humaine et participent de débats d’idées importants. En fin de première, les élèves doivent disposer ainsi d’un ensemble de lectures constituant des références essentielles.
  • Pour la constitution de leur culture, les élèves devront, en fin d’année de première, pouvoir se repérer dans le cadre chronologique de l’histoire littéraire, en s’appuyant sur les textes abordés dans cette classe et dans les années antérieures. Il ne s’agit pas à cet égard d’entrer dans tout le détail de l’histoire littéraire, mais de faire comprendre la nature et le sens des changements d’orientation esthétiques ou culturels les plus décisifs. En série L, cette mise en perspective historique fera l’objet d’une attention particulière et sera plus approfondie.
  • Pour la formation d’une pensée critique autonome, au terme de l’enseignement commun obligatoire du français, les lycéens devront être en mesure de lire, comprendre et commenter par eux-mêmes un texte, en repérant les questions de langue, d’histoire, de contexte, d’argumentation et d’esthétique, qui peuvent être pertinentes à son sujet ; ils devront être capables, à partir de leurs lectures, de formuler un jugement personnel argumenté, notamment dans un commentaire ou dans une dissertation.



II - CONTENUS

II.1 Les perspectives d’étude
Dans la continuité de la classe de seconde, il s’agit avant tout d’amener les élèves à dégager les significations des textes et des œuvres. À cet effet, on continue de privilégier quatre perspectives d’étude :
- l’étude de l’histoire littéraire et culturelle ;
- l’étude des genres et des registres ;
- l’étude de l’argumentation et des effets sur les destinataires ;
- l’étude de l’intertextualité et de la singularité des textes.

La progression entre la classe de seconde et celle de première porte donc sur l’acquisition des connaissances et sur le développement des aptitudes suivantes :
- la perception des grandes périodes qui ont marqué le déroulement de l’histoire littéraire ;
- la reconnaissance des principaux genres et registres littéraires, et la compréhension de leurs évolutions ;
- la maîtrise des principales formes de l’argumentation (et notamment de la délibération) ;
- l’approfondissement des notions d’intertextualité et de réécriture.

II.2 Les objets d’étude
La liste des objets à étudier en classe de première complète celle de la classe de seconde. Les objets 1 à 5 sont communs à toutes les séries d’enseignement général et technologique. L’objet d’étude 5 est facultatif dans les séries technologiques. Pour la série littéraire, s’ajoutent les objets d’étude 6 et 7.

1. Le roman et ses personnages : visions de l’homme et du monde
À partir des questions que soulève l’étude des personnages, il s’agira d’aborder le roman comme une forme littéraire privilégiée de représentation de l’homme et du monde. En situant une œuvre dans son contexte littéraire, historique et culturel, on s’interrogera sur l’évolution du genre romanesque.

  • Corpus : un roman au choix du professeur (du XVIIème siècle à nos jours), accompagné de textes et de documents complémentaires (les lectures cursives seront encouragées).
  • Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.


2. La poésie
L’analyse des relations entre forme et signification permettra de faire saisir aux élèves la spécificité du travail poétique sur le langage. En situant les textes étudiés à l’intérieur des mouvements littéraires qui les ont influencés, on fera discerner les continuités et les évolutions qui ont marqué l’histoire de la poésie.

  • Corpus : un recueil de poèmes ou un groupement de textes poétiques (du XVIème siècle à nos jours), au choix du professeur.
  • Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.


3. Le théâtre : texte et représentation
On analysera le texte de théâtre en tenant compte des éléments sonores et visuels qui caractérisent sa représentation. Il s’agira de faire percevoir que ces éléments varient selon les genres, les registres et les époques, et que la réception d’un texte de théâtre se modifie à travers ses différentes mises en scène.

  • Corpus : une pièce de théâtre, au choix du professeur (du XVIIème siècle à nos jours), accompagnée de textes et de documents complémentaires (en particulier de caractère visuel).
  • Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.


4. L’argumentation : convaincre, persuader et délibérer
Il s’agira de réfléchir aux modalités de l’argumentation directe ou indirecte à travers les problèmes que posent les différentes formes de l’essai, de la fable ou du conte philosophique.

  • Corpus : une œuvre littéraire ou un groupement de textes, au choix du professeur, accompagnés de textes et de documents complémentaires (pouvant inclure des articles de presse et des images).
  • Perspectives d’étude : analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ; connaissance des genres et des registres.

5. Un mouvement littéraire et culturel
En partant des textes, et en ménageant des temps de recherche autonome, on étudiera un mouvement littéraire et culturel du XVIème, du XVIIème ou du XVIIIème siècle, en le situant dans son contexte européen et en le mettant en relation avec les éléments d’histoire littéraire découverts en classe de seconde.

  • Corpus : une œuvre littéraire ou un groupement de textes, au choix du professeur, accompagnés de textes et de documents complémentaires (y compris iconographiques).
  • Perspectives d’étude : approche de l’histoire littéraire et culturelle ; connaissance des genres et des registres ; réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes.

6. L’autobiographie
La lecture d’une œuvre autobiographique permettra d’étudier les rapports entre réalité vécue et fiction littéraire, en faisant apparaître les problèmes liés à l’expression de soi.

  • Corpus : une œuvre littéraire, au choix du professeur, accompagnée de textes et de documents complémentaires.
  • Perspectives d’étude : connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle ; analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire.


7. Les réécritures
On étudiera et on pratiquera les formes de réécriture par amplification, par réduction et par transposition, en montrant comment elles peuvent s’adapter à des situations, des destinataires et des buts différents.

  • Corpus : un groupement de textes littéraires, au choix du professeur.
  • Perspectives d’étude : réflexion sur l’intertextualité et la singularité des textes ; analyse de l’argumentation et des effets sur le destinataire ; connaissance des genres et des registres ; approche de l’histoire littéraire et culturelle.

III - Démarche
Le professeur assure la mise en œuvre du programme par des ensembles cohérents de travaux (ou “séquences”), associant lectures, expression écrite et orale, et étude de la langue. Comme en classe de seconde, un objet d’étude peut être abordé à l’intérieur d’une ou plusieurs séquences ; et une séquence peut rassembler et articuler des éléments issus de plusieurs objets d’étude.
Le professeur choisit les textes et les œuvres qu’il fait lire et étudier ; il organise son enseignement en tenant compte du niveau de ses élèves et de son projet pédagogique.
La durée des séquences variera en fonction du projet du professeur (leur durée moyenne sera comprise entre 12 et 15 heures).


IV - MISE EN ŒUVRE ET PRATIQUES

IV.1 La lecture
La classe de première poursuit l’effort engagé en seconde pour assurer des lectures aussi nombreuses que possible. Il convient que les élèves lisent au moins six œuvres littéraires par an, ainsi que des textes et documents très diversifiés.
On s’attache à approfondir la maîtrise des deux formes de lecture : la lecture analytique et la lecture cursive.
La lecture analytique a pour but la construction détaillée de la signification d’un texte. Elle constitue donc un travail d’interprétation. Elle vise à développer la capacité d’analyses critiques autonomes. Elle peut s’appliquer à des textes de longueurs variées :
- appliquée à des textes brefs, elle cherche à faire lire les élèves avec méthode ;
- appliquée à des textes longs, elle permet l’étude de l’œuvre intégrale.
Découverte dans un premier temps grâce à une lecture cursive, l’œuvre est ensuite reprise et étudiée de façon analytique. L’objectif de la lecture analytique est la construction et la formulation d’une interprétation fondée : les outils d’analyse sont des moyens d’y parvenir, et non une fin en soi. La lecture analytique peut être aussi une lecture comparée de deux ou plusieurs textes ou de textes et de documents iconographiques, dont elle dégage les caractéristiques communes, les différences ou les oppositions.
La lecture cursive est la forme libre, directe et courante de la lecture. Elle se développe dans la classe, et en dehors de la classe, afin de conduire vers les livres des élèves qui n’en ont pas toujours l’habitude ni le goût. Elle est avant tout une lecture personnelle et vise à développer l’autonomie des élèves. Elle n’amène pas à analyser le détail des textes, mais à saisir le sens et les caractéristiques d’ensemble. Elle peut s’appliquer à des documents, extraits et textes brefs, mais son objet essentiel est la lecture d’œuvres complètes. Elle constitue ainsi un moyen important pour former le goût de lire, et permet aux élèves de déterminer des critères de choix. En classe, le professeur propose des textes, indique des orientations pour aider les élèves à avoir une lecture active, généralement en fonction d’un projet, et il établit des bilans qui pourront permettre aux candidats, ainsi éclairés, de défendre à l’oral de l’examen leur point de vue sur les textes lus.
Les lectures d’œuvres dans l’année se répartissent entre lectures cursives et lectures analytiques (dont les études d’œuvres intégrales), si possible de façon équilibrée. Les lectures documentaires (analytiques ou cursives, selon les situations et les besoins) deviennent en fin de première un moyen courant d’information. On continue à utiliser les dictionnaires et encyclopédies, la presse et les bases de données. On introduit des lectures de documents longs.
La lecture s’applique aussi à l’image (fixe et mobile, y compris des films). L’analyse s’attache à dégager les spécificités du langage de l’image et à mettre en relation celui-ci avec le langage verbal. On encouragera l’étude d’œuvres cinématographiques fondées sur des adaptations de romans ou de pièces de théâtre.
Les documents et extraits sont organisés en groupements de textes, étudiés en trois ou quatre semaines au maximum. De même, l’étude d’une œuvre intégrale ne s’étendra pas sur plus de trois ou quatre semaines.
L’ensemble des lectures constitue le fondement du travail d’histoire littéraire et culturelle : un mouvement est étudié à partir d’une œuvre majeure, ou d’un groupement de textes, accompagnés de documents complémentaires ; des lectures cursives en enrichissent l’approche ; les lectures documentaires nourrissent la réflexion à son sujet. En retour, l’histoire litté raire contribue à contextualiser les lectures.

IV.2 L’écriture
Le but est d’amener les élèves à la maîtrise de l’expression écrite autonome dans les trois domaines suivants qu’on veillera à équilibrer :
- écrits d’argumentation et de délibération, en relation avec les textes et œuvres étudiés : les exercices d’analyse, de commentaire et de dissertation concourent à cette fin ;
- écrits d’invention, en liaison notamment avec les différents genres et registres étudiés : lecture et écriture sont associées dans des travaux de réécriture qui contribuent à une meilleure compréhension des textes ; on fait apparaître les liens entre invention et argumentation ;
- écrits fonctionnels, visant à mettre en forme et transmettre des informations et à construire et restituer les savoirs (en français et dans les autres disciplines) : les exercices de comptes rendus, de synthèses et de résumés sont utilisés dans ce but.

IV.3 L’oral
En classe de première, l’objectif est de compléter l’analyse des spécificités de l’oral et d’en assurer une pratique effective.
À cette fin, on associe :
- l’écoute, que l’on continue à cultiver en insistant sur les exercices de reformulation des propos entendus ;
- la lecture expressive des textes littéraires, qui porte sur des textes plus longs qu’en seconde ;
- les pratiques de production orale, en privilégiant les comptes rendus, les exposés oraux de lectures et de points de vue personnels, les échanges et les débats.

IV.4 L’étude de la langue
Cette étude constitue toujours en première un objectif majeur. Étroitement associée aux lectures analytiques des textes ainsi qu’aux productions orales et écrites des élèves - notamment dans les écrits d’invention, dans le commentaire et la dissertation - elle doit être intégrée à chaque séquence. Le travail sur la langue privilégie, en première, la réflexion sur le sens. Il a pour objectifs essentiels :
- l’enrichissement du lexique, et plus particulièrement celui de l’abstraction et de la sensibilité ;
- la réflexion sur la subjectivité dans la langue, liée à l’étude de l’énonciation ;
- la consolidation de la structuration et de la cohérence des textes produits par les élèves ;
- l’étude des variations historiques, sociales et culturelles de l’usage langagier.
III - Démarche
Le professeur assure la mise en œuvre du programme par des ensembles cohérents de travaux (ou “séquences”), associant lectures, expression écrite et orale, et étude de la langue. Comme en classe de seconde, un objet d’étude peut être abordé à l’intérieur d’une ou plusieurs séquences ; et une séquence peut rassembler et articuler des éléments issus de plusieurs objets d’étude.
Le professeur choisit les textes et les œuvres qu’il fait lire et étudier ; il organise son enseignement en tenant compte du niveau de ses élèves et de son projet pédagogique.
La durée des séquences variera en fonction du projet du professeur (leur durée moyenne sera comprise entre 12 et 15 heures).


IV - MISE EN ŒUVRE ET PRATIQUES

IV.1 La lecture
La classe de première poursuit l’effort engagé en seconde pour assurer des lectures aussi nombreuses que possible. Il convient que les élèves lisent au moins six œuvres littéraires par an, ainsi que des textes et documents très diversifiés.
On s’attache à approfondir la maîtrise des deux formes de lecture : la lecture analytique et la lecture cursive.
La lecture analytique a pour but la construction détaillée de la signification d’un texte. Elle constitue donc un travail d’interprétation. Elle vise à développer la capacité d’analyses critiques autonomes. Elle peut s’appliquer à des textes de longueurs variées :
- appliquée à des textes brefs, elle cherche à faire lire les élèves avec méthode ;
- appliquée à des textes longs, elle permet l’étude de l’œuvre intégrale.
Découverte dans un premier temps grâce à une lecture cursive, l’œuvre est ensuite reprise et étudiée de façon analytique. L’objectif de la lecture analytique est la construction et la formulation d’une interprétation fondée : les outils d’analyse sont des moyens d’y parvenir, et non une fin en soi. La lecture analytique peut être aussi une lecture comparée de deux ou plusieurs textes ou de textes et de documents iconographiques, dont elle dégage les caractéristiques communes, les différences ou les oppositions.
La lecture cursive est la forme libre, directe et courante de la lecture. Elle se développe dans la classe, et en dehors de la classe, afin de conduire vers les livres des élèves qui n’en ont pas toujours l’habitude ni le goût. Elle est avant tout une lecture personnelle et vise à développer l’autonomie des élèves. Elle n’amène pas à analyser le détail des textes, mais à saisir le sens et les caractéristiques d’ensemble. Elle peut s’appliquer à des documents, extraits et textes brefs, mais son objet essentiel est la lecture d’œuvres complètes. Elle constitue ainsi un moyen important pour former le goût de lire, et permet aux élèves de déterminer des critères de choix. En classe, le professeur propose des textes, indique des orientations pour aider les élèves à avoir une lecture active, généralement en fonction d’un projet, et il établit des bilans qui pourront permettre aux candidats, ainsi éclairés, de défendre à l’oral de l’examen leur point de vue sur les textes lus.
Les lectures d’œuvres dans l’année se répartissent entre lectures cursives et lectures analytiques (dont les études d’œuvres intégrales), si possible de façon équilibrée. Les lectures documentaires (analytiques ou cursives, selon les situations et les besoins) deviennent en fin de première un moyen courant d’information. On continue à utiliser les dictionnaires et encyclopédies, la presse et les bases de données. On introduit des lectures de documents longs.
La lecture s’applique aussi à l’image (fixe et mobile, y compris des films). L’analyse s’attache à dégager les spécificités du langage de l’image et à mettre en relation celui-ci avec le langage verbal. On encouragera l’étude d’œuvres cinématographiques fondées sur des adaptations de romans ou de pièces de théâtre.
Les documents et extraits sont organisés en groupements de textes, étudiés en trois ou quatre semaines au maximum. De même, l’étude d’une œuvre intégrale ne s’étendra pas sur plus de trois ou quatre semaines.
L’ensemble des lectures constitue le fondement du travail d’histoire littéraire et culturelle : un mouvement est étudié à partir d’une œuvre majeure, ou d’un groupement de textes, accompagnés de documents complémentaires ; des lectures cursives en enrichissent l’approche ; les lectures documentaires nourrissent la réflexion à son sujet. En retour, l’histoire litté raire contribue à contextualiser les lectures.

IV.2 L’écriture
Le but est d’amener les élèves à la maîtrise de l’expression écrite autonome dans les trois domaines suivants qu’on veillera à équilibrer :
- écrits d’argumentation et de délibération, en relation avec les textes et œuvres étudiés : les exercices d’analyse, de commentaire et de dissertation concourent à cette fin ;
- écrits d’invention, en liaison notamment avec les différents genres et registres étudiés : lecture et écriture sont associées dans des travaux de réécriture qui contribuent à une meilleure compréhension des textes ; on fait apparaître les liens entre invention et argumentation ;
- écrits fonctionnels, visant à mettre en forme et transmettre des informations et à construire et restituer les savoirs (en français et dans les autres disciplines) : les exercices de comptes rendus, de synthèses et de résumés sont utilisés dans ce but.

IV.3 L’oral
En classe de première, l’objectif est de compléter l’analyse des spécificités de l’oral et d’en assurer une pratique effective.
À cette fin, on associe :
- l’écoute, que l’on continue à cultiver en insistant sur les exercices de reformulation des propos entendus ;
- la lecture expressive des textes littéraires, qui porte sur des textes plus longs qu’en seconde ;
- les pratiques de production orale, en privilégiant les comptes rendus, les exposés oraux de lectures et de points de vue personnels, les échanges et les débats.

IV.4 L’étude de la langue
Cette étude constitue toujours en première un objectif majeur. Étroitement associée aux lectures analytiques des textes ainsi qu’aux productions orales et écrites des élèves - notamment dans les écrits d’invention, dans le commentaire et la dissertation - elle doit être intégrée à chaque séquence. Le travail sur la langue privilégie, en première, la réflexion sur le sens. Il a pour objectifs essentiels :
- l’enrichissement du lexique, et plus particulièrement celui de l’abstraction et de la sensibilité ;
- la réflexion sur la subjectivité dans la langue, liée à l’étude de l’énonciation ;
- la consolidation de la structuration et de la cohérence des textes produits par les élèves ;
- l’étude des variations historiques, sociales et culturelles de l’usage langagier.

V - RELATIONS AVEC LES AUTRES DISCIPLINES
Discipline carrefour, le français développe les compétences indispensables dans toutes les disciplines. Des relations plus précises seront établies (et indiquées comme telles aux élèves) avec les disciplines suivantes :
- les arts, notamment pour l’étude des genres et registres, de l’histoire culturelle et l’analyse de l’image ;
- les langues anciennes, pour l’étude des genres et registres, de l’histoire littéraire et culturelle, du lexique ;
- les langues vivantes, en particulier dans l’approche des mouvements culturels européens ;
- l’histoire, y compris l’histoire des sciences, pour la construction de problématiques d’histoire culturelle ;
- la philosophie, que les élèves aborderont en terminale, par la réflexion sur les registres, sur l’histoire culturelle et sur la langue, et par la formation au commentaire de texte et à la dissertation.
Cette liste n’est pas limitative ; chaque professeur l’enrichira en fonction du projet pédagogique de la classe et de l’établissement.
Le programme accorde une grande place au dialogue. Les Travaux personnels encadrés constituent un dispositif susceptible de faciliter cet apprentissage dans la mesure où ils néces sitent discussion, débat, argumentation et justification, dans le cadre d’une initiation à la recherche autonome. Ils développent les qualités d’expression des élèves, en supposant notamment de leur part une aptitude à la relecture, la correction et la reformulation. Les thèmes retenus sont choisis en relation avec les objets d’étude inscrits dans le programme.

VI - DOCUMENTATION ET RELATIONS AVEC D’AUTRES PARTENAIRES
Dans le cadre de son projet pédagogique, le professeur de français travaillera en relation avec les professeurs-documentalistes : recherches documentaires (utilisation d’internet, usage des fonds multimédias et pluridisciplinaires...), organisation de lectures et d’échanges autour de ces lectures, etc.
Il lui est aussi recommandé de développer l’attention de ses élèves à l’actualité littéraire et culturelle. Il lui est conseillé de solliciter, dans la mesure du possible, des interventions d’auteurs, d’acteurs, de metteurs en scène, d’éditeurs, de bibliothécaires, de journalistes et de plasticiens, qui s’inscrivent dans le cadre des projets d’établissement.

     
     

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