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71 règles d'orthographe

fiches d'orthographe et de grammaire


«70 + 1»
règles d’orthographe à connaître !


LE NOM

1. • Les noms féminins en -eur se terminent par e, u, r : une fleur. Sauf : heure, demeure, gageure.

2. • Les noms masculins se terminent en -eur sauf : beurre, leurre, babeurre et un heurt.

3. Les noms féminins en i et en u s'écrivent avec un e : la mie, une avenue.

Sauf : brebis, fourmi, (à la) merci, nuit, perdrix, souris ; bru, glu, tribu, vertu.

4. Les noms féminins en -té ou -tié s'écrivent sans e : la beauté, la volonté.

Sauf ceux qui expriment un contenu : une charretée.

Et les noms : butée, dictée, frottée, jetée, montée, nuitée, pâtée, portée.


5. Les noms en -ition s'écrivent avec un t : une addition. Sauf : scission et les noms en « -mission ».
Les noms en -ation s'écrivent avec un t : la nation. Sauf : passion et compassion.

Après e-, on écrit : -ssion (session) ; après c- et p- : -tion, (adoption) ; après l- : sion (émulsion, expulsion).

• Les noms en [zon] s'écrivent s, o, n, sauf : gazon, horizon.

6. Le nom : genre. En général : féminin = masculin + -e (un ami, une amie).

Autres terminaisons : -ère, -esse, -euse, -ière, -ienne, -ionne, -trice, - se, -ve.


7. Le nom : nombre. En général : pluriel = singulier + -s (une lampe, des lampes).

Les noms en -s, -x, -z ne changent pas : une voix, des voix ; un gaz, des gaz.


8. Les noms en -au, -eau, -eu ont leur pluriel en -x : un tonneau, des tonneaux.
Sauf : landau, sarrau, pneu, bleu.


9. Sept noms en -ou ont leur pluriel en -oux : bijou, caillou, chou, genou, hibou, joujou, pou.
Sept noms en
-ail ont leur pluriel en -aux : bail, corail, émail, soupirail, travail, vantail, vitrail.


10. Les noms en -al ont leur pluriel en -aux : un cheval, des chevaux.
Sauf : bal, carnaval, cérémonial, chacal, festival, récital, régal... (et quelques autres).


11. Pluriel des noms composés
Dans les noms composés, seuls le nom et l'adjectif peuvent prendre la marque du pluriel si le sens le permet:
un chou-fleur, des choux-fleurs ; une pomme de terre, des pommes de terre ; un timbre-poste, des timbres-poste ; un château fort, des châteaux forts ; un couvre-lit, des couvre-lits.




L'ADJECTIF
12. Les adjectifs masculins en -ile s'écrivent i, l, e : utile. Sauf : civil, puéril, subtil, vil, volatil, viril et tranquille.

13. L'adjectif : genre. En général : féminin = masculin + -e (poli, polie).
Autres terminaisons : -ce, -che ; -ère ; -esse ; -lie ; -nne, -se ; -sse ; -trice ; -tte ; -ve.

14. L'adjectif : nombre. En général : pluriel = singulier + -s (poli, polis).

  • Les adjectifs en -eau forment leur pluriel en -eaux : un beau cadeau, de beaux cadeaux.
  • La plupart des adjectifs en -al forment leur pluriel en -aux : un tigre royal, des tigres royaux.

Exceptions : banal, bancal, fatal, final, glacial, natal, naval.

15. L'adjectif composé. En général, seul l'adjectif s'accorde : des enfants bien-aimés, les relations franco-américaines.

16. L'adjectif de couleur

  • 1 adjectif ------------------> accord : des vestes bleues.
  • 2 adjectifs -----------------> pas d'accord : des blousons bleu foncé, bleu-vert.
  • 1 nom --------------------> pas d'accord : des pantalons olive, des cravates moutarde, des pulls mandarine.




LES DÉTERMINANTS
17. Le déterminant numéral cardinal est invariable : quatre maisons, treize mille francs.

Vingt et cent prennent la marque du pluriel s'ils sont multipliés et non suivis d'un autre numéral: trois cents maisons, quatre-vingts élèves, mais deux cent deux livres.
• Dans les dates, pas d'accord. On écrit mille ou mil: l'année mille ou mil neuf cent.
• Les déterminants numéraux en
-ante se terminent par a, n, t, e, sauf : trente.


8. Leur

- Devant un nom, leur est un adjectif possessif et s'accorde : leur tête ; leurs mains.
- Devant un verbe,
leur est un pronom personnel, invariable, pluriel de «lui» : le professeur leur donne des devoirs; le professeur lui donne des devoirs.


19. Chaque = 1 (chaque est toujours singulier) : chaque règle doit être sue et appliquée !


LES ADVERBES
20. adverbes en -ment s'écrivent :

- amment s'ils sont formés sur un adjectif en a, n, t : suffisant ====) suffisamment
-
emment s'ils sont formés sur un adjectif en e, n, t : conscient ====) consciemment


LES VERBES

21. Les verbes en ap- prennent 2p : apporter

Sauf : apaiser, apercevoir, apeurer,apitoyer, aplanir, aplatir, apostropher.

AVOIR

22. - « sans accent est une forme du verbe avoir ; on peut la remplacer par «avai
- «
à» avec accent est une préposition ; il a parlé à François.

23. «ont» (o, n, t) est une forme du verbe avoir ; on petit la remplacer par «avaient» :
Ils ont compris, ils avaient compris ; ils ont de la chance, ils avaient de la chance.
- «
on» est un pronom indéfini toujours sujet du verbe, 3 personne du singulier : on revient ; il revient.

24. «ai» (a, i) est une forme du verbe avoir au présent de l'indicatif ; on peut la remplacer par «avons» : J'ai de la chance ; nous avons de la chance.

  • Il ne faut pas la confondre avec l'impératif : Aie soin de toi.
  • Ni avec le subjonctif présent : il faut que j'aie, que tu aies, qu'il ait. Pour identifier la forme, on met la phrase au pluriel : il faut que nous ayons, etc.



ÊTRE

25. est (e, s, t) est une forme du verbe être ; on peut la remplacer par était : Il est sympathique ; il était sympathique.
et (e, t) est une conjonction de coordination : Vanessa et Anouchka se promènent et font des courses.

26. sont (s, o, n, t) est une forme du verbe être ; on peut la remplacer par étaient : Ils sont agréable ; ils étaient agréables.

son (s, o n) est un adjectif possessif : Il a sorti son classeur.


VERBES DU PREMIER GROUPE

27. Les verbes en -cer prennent une cédille sous le c devant a et o : je place, nous plaçons, il plaçait, nous placions.


• Les verbes en -ger prennent un e après le g devant a et o : je mange, nous mangeons, il mangeait, nous mangions.


28. • Les verbes en -oyer et -uyer changent l'y en i devant un e muet : j'envoie, nous envoyons ; je m'ennuie, nous nous ennuyons.


• Les verbes en -ayer peuvent conserver l'y devant un e muet : je paie ou je paye, nous payons.
• Attention à l'imparfait de l'indicatif et au présent du subjonctif : nous nous ennuyions ; il faut que vous payiez les factures.


29. • La plupart des verbes en -eler et -eter doublent la consonne l ou t devant un e muet : j'appelle, nous appelons ; je jette, nous jetons.
• Un certain nombre d'entre eux prennent un
accent grave au lieu de doubler la consonne : je gèle, nous gelons ; j'achète, nous achetons.
• Les verbes ayant un
-e ou un (accent aigu) à l'avant-dernière syllabe le changent en (accent grave) quand la syllabe finale contient un e muet : semer -----------> je sème, nous semons ; espérer --------> j'espère, nous espérons.

30. Pour écrire un verbe au présent ou au futur simple, on pense à son infinitif :

  • plier : je plie, nous plierons (-erai, -eras, -era, -erons, -erez, -eront) ;
  • finir : je finis, nous finirons (-irai, -iras, -ira, -irons, -irez, -iront).



VERBES DU TRISIEME GROUPE

31. Les verbes en -vrir, -ffrir, -eillir, -aillir se conjuguent au présent de l'indicatif et de l'impératif comme les verbes du 1er groupe : j'ouvre, tu offres, il cueille, il tressaille.

32. Les verbes du 3e groupe en -tir perdent le -t aux deux premières personnes du singulier du présent de l'indicatif : je pars, tu pars, il part (de même à la 2e personne de l'impératif : pars). Sauf vêtir et ses composés : je me vêts.

33. Les verbes pouvoir, vouloir, valoir prennent -x, -x, -t aux personnes du singulier du présent de l'indicatif : je peux, tu veux, il vaut.


34. Les verbes en -(t)tre perdent un -t de leur infinitif aux personnes du singulier du présent de l'indicatif : je mets, tu mets, il met ; je parais, tu parais, il paraît.

  • Les verbes en -aître gardent l'accent circonflexe quand i est suivi de «t» : il paraît.
  • Croître conserve l'accent quand il peut être confondu avec croire.


35. Les verbes en -dre conservent le «d» aux personnes du singulier du présent de l'indicatif : je prends, tu prends, il prend.

  • Les verbes en -endre s'écrivent avec e, sauf : épandre et répandre


36. Les verbes en -indre, -oindre ,-soudre, perdent le «d» aux personnes du singulier du présent d l'indicatif et prennent -s, -s, -t : je crains, tu crains, il craint, nous craignons.

  • Les verbes en -eindre s'écrivent avec «e», sauf : contraindre, craindre plaindre.


37. L'imparfait du subjonctif rappelle le passé simple. Pour ne pas confondre les deux formes, on pense au pluriel : Il sut la nouvelle, ils surent la nouvelle ; il fallait qu'il sût la nouvelle, qu'ils sussent la nouvelle. Seule la 3e personne du singulier est encore en usage, à l'écrit, dans la langue soutenue.




PARTICIPES

38. Le participe passé employé seul ou avec «être» s'accorde comme un adjectif : les maisons abandonnées ; les maisons sont abandonnées.

39. Le participe passé des verbes conjugués avec avoir s'accorde avec le complément d'objet direct quand celui-ci est placé avant lui : Tu as choisi la bonne réponse ; c'est la bonne réponse que tu as choisie.

40. Le participe passé des verbes pronominaux de sens réfléchi ou réciproque suit la règle d'accord du participe passé des verbes conjugués avec l'auxiliaire avoir (accord avec le COD s'il est placé devant lui) : Ils se sont lavé les mains; les lettres qu'ils se sont écrites.


41. Le participe passé des verbes pronominaux de sens passif et celui des verbes exclusivement pronominaux s'accordent avec le sujet : Ces maisons se sont bien vendues ; ils se sont enfuis.

42. Le participe présent ne doit pas être confondu avec l'adjectif verbal. Le participe présent a les caractéristiques du verbe, il est invariable. L'adjectif verbal s'accorde comme un adjectif qualificatif. Une bande de supporters hurlant de joie a envahi la pelouse. Une équipe gagnante.

43. -i, -is, -it


Il ne faut pas confondre le participe en -i avec le verbe en -is ou en -it qu'on peut remplacer par l'imparfait
L'immeuble bâti est solide. L'entreprise bâtit (bâtissait) l'immeuble.




POSITION

44. Devant b, m, p, on met un m : embrasser, emmener, emporter. Sauf dans : bonbon, bonbonne, bonbonnière, embonpoint, néanmoins, mainmise, mainmorte.

45. Entre deux voyelles, on écrit -ss- (et non -s-) pour obtenir le son [s].
Sauf dans certains mots composés :
parasol, entresol, resituer, cosinus, vraisemblable.




HOMOPHONES

46. «ce» s écrit c, e :

1. Devant un nom, c'est un adjectif démonstratif : ce garçon.
2. Devant qui,
que, dont, à quoi et devant le verbe être (employé seul), c'est un pronom démonstratif : Ce qui m'intéresse, c'est votre réussite à tous.

47. se (s, e) est un pronom personnel : Il se lave, il s'est lavé.

48. si (s, i) est une conjonction de subordination ou un adverbe : Si tu travailles, tu réussiras ; tu es si aimable avec tout le monde !

49. s'y (s', y) appartient à la forme pronominale : cet établissement est agréable ; elle s'y plaît..

50. ni (n, i) est une conjonction de coordination qui s'emploie toujours en double : Elle n'a ni chien ni chat.

51. n'y (n,y) se rencontre devant un verbe à la forme négative Je n’aime pas la campagne ; je n'y vais jamais.

52. peux, peut sont des formes du verbe pouvoir (on peut les remplacer par pouvais, pouvait).

  • peu (p, e, u) est un adverbe de quantité, contraire de beaucoup. Il peut vivre avec peu d'argent.
  • peu peut être aussi un nom : Il vit de peu. Le peu que j'ai me suffit.


53. Quand ou veut dire «ou bien», il s'écrit o, u ; c'est une conjonction de coordination : toi ou moi.

  • où (o, ù) est un pronom relatif ou un adverbe ; il indique le lieu : Où es-tu ?


54. la (1, a) est un article ou un pronom personnel : La télévision, on la regarde souvent.

  • exprime le lieu ou le temps Tes vêtements se trouvent là.
  • l'a appartient au verbe avoir. Elle l'a vu ; elle l'avait vu.


5. on, on n'

6. La locution adverbiale de négation s'écrit en deux mots : ne... pas, ne ... plus, ne ... que, ne... jamais, ne ... guère, ne ... point.

Devant une voyelle, ne = n' : On n'aime que le rap ; iI n'aime que le rap.

57. Plus tôt, contraire de plus tard, s'écrit en deux mots.

  • Plutôt exprime une préférence et s'écrit en un mot : Plutôt souffrir que mourir, / C'est la devise des hommes. (La Fontaine)


58. près de est le contraire de loin .de, ou signifie « sur le point de » : Il est près de la porte ; il est près de sortir.

  • prêt à signifie «disposé à » (prêt, adjectif, s'accorde) : Ils sont prêts à partir.


59. sans (s, a, n, s) est une préposition.

  • s'en (s', e, n) peut se décomposer en se... en. Il s’en charge (= il se charge de …)


60. dans (d, a, n, s) est une préposition.

  • d'en (d', e, n) peut se décomposer en de... en. Il appelle d'en haut.


61. quand s'écrit q, u, a, n, d quand on peut le remplacer par lorsque.

quant s'écrit q, u, a, n, t quand il signifie « pour ce qui est de », «en ce qui concerne » ; il est suivi de à ou de au(x).

qu'en s'écrit en deux mots quand il se décompose en que... en. Quand tu auras fini, tu m’appelles ; Quant au reste, nous verrons demain.


62. quel en un mot est un adjectif et s'accorde : quel champion ! Quelle joueuse !

  • qu'elle s'écrit en deux mots quand on peut le remplacer par qu'il : Qu'elle est laide, cette couleur ! Qu'il est laid, ce blouson !


63. quoique s'écrit en un mot quand il signifie « bien que » (c'est une conjonction de subordination)

Quoique très moderne, il n'a pas de téléphone mobile (bien que très moderne).

64. quoi que s'écrit en deux mots quand il signifie «quelle que soit la chose que» : Quoi que tu dises, tu ne me m’inquiéteras pas.




ACCORDS PARTICULIERS

65. demi

1. Devant un nom, invariable (+ trait d'union) : une demi-heure.
2. Après un nom, accord en genre seulement :
deux heures et demie, deux ans et demi.

3. Devant un adjectif, invariable (= adverbe) : demi-éveillée.
4. Demi peut être un nom : j'ai bu un demi au comptoir.

  • mi-, semi-, à demi sont invariables.


6. même
1. Adjectif et variable s'il accompagne un nom ou un pronom :
les mêmes émissions, elles-mêmes.

2. Adverbe et invariable s'il accompagne un verbe, un adjectif, un adverbe. Elle travaille même le dimanche. Elle aime les enfants même insupportables.

67. tout

- Déterminant et variable s'il accompagne un nom ou un pronom : tous les enfants ; toutes les filles.
- Adverbe et invariable s'il accompagne un adjectif ou un adverbe.
- Mais
tout s'accorde par euphonie devant un adjectif féminin commençant par une consonne ou un «h» aspiré : des immeubles tout neufs, des maisons toutes neuves.
- Pronom et variable : Tout me plaît. Tous me plaisent.
- Nom : J'achète le tout.

8. quelque

  • Déterminant et variable devant un nom : quelques fruits, quelque argent.
  • Adverbe et invariable devant un adjectif ou un adverbe : quelque intelligents qu'ils soient.

L'expression quel que s'écrit en deux mots devant être au subjonctif : quel que soit le problème..., et quel s'accorde : (quelles que soient les situations).

69. Le pronom relatif qui est à la même personne que son antécédent.

Avant d'accorder le verbe, il faut chercher l'antécédent "c’est moi qui te le dis. C'est moi qui irai en premier.

70. Quand un nom et un verbe sont homonymes, le nom s'écrit presque toujours plus simplement que le verbe : un sommeil, il som-meille ; un travail, elle travaille.

71. Quand un verbe du 1 groue peut être remplacé par un verbe du 2 ou du 3 groupe à l'infinitif, il s'écrit lui aussi à l'infinitif : je veux visiter les châteaux de la Loire ; je veux voir Chambord.




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